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Press clip: « consacrer 50 % de nos investissements aux services en ligne et à la mobil...Wed. november 19th 2008 - 16:00Après un PC dans chaque foyer, Microsoft plaide pour la convergence des contenus sur les terminaux. Forte des résultats de l'année 2008, 60 milliards de dollars de chiffre d'affaires mondial, et de son rôle de relais innovant, la filiale francaise fourbit ses armes. Eric Boustouller, président France, nous trace les priorités 2009 de la filiale.
http://www.tekit.fr/article--consacrer-50-de-nos-investissements-aux-services-en-ligne-et-a-la-mobilite-,4809.html
Comment Microsoft se porte-t-il, secoué par des acteurs ambitieux comme Apple et Google ? Plutôt bien. L’année 2008 aura été une année de croissance. En un an, le groupe a augmenté son chiffre d’affaires de 18 %, soit environ 10 milliards de dollars, et son résultat d’exploitation a grimpé de 22 %, soit de 4 milliards de dollars (voir schéma). C’est pas mal quand on ne fait que du logiciel (rire).
Le chiffre d’affaires et le résultat d’exploitation de la filiale française ont-ils également fortement progressé ? La France, cinquième pays au monde en termes de revenus, enregistre des croissances à deux chiffres sur la quasi-totalité de ses lignes de produits et services.
Sur quelles ventes d’offres Microsoft France s’est-il particulièrement distingué en 2008 ? Nous captons plus de 30 % du marché des smartphones et notre console de jeu Xbox dépasse la PlayStation de Sony dans les ventes. Les ventes d’Office Communicator et Sharepoint ont augmenté de 80 % par exemple (lire encadré).
Windows Vista, le cœur même du business de Microsoft, n’a pourtant pas été à la hauteur de vos espoirs… Nous avons rectifié le tir en apportant les correctifs qui s’imposaient. Désormais, près de soixante-dix mille périphériques sont compatibles et le gain de productivité généré par son utilisation est réel.
Vista sera donc bientôt installé sur les ordinateurs ultraportables, un marché en plein essor… Pour l’instant, beaucoup d’ultraportables tournent sous Windows XP, vraisemblablement jusqu’en 2010, mais les fabricants pourraient embarquer Vista plus tôt que prévu puisque ces mini-ordinateurs acquièrent toujours plus de puissance.
Vous n’avez pas non plus réussi à tailler des croupières à Google, premier moteur de recherche sur Internet et gros diffuseur d’annonces publicitaires… Après deux ans d’efforts, nous occupons enfin la deuxième place en France, avec 3,2 % de PDM, selon l’étude Comscore. Il est vrai qu’il nous reste beaucoup de chemin à faire et notre R&D est particulièrement mobilisée sur cette question.
Quelle part le groupe consacre-t-il à la R&D ? Dix milliards d’euros ! Aucune industrie ne fait un tel effort, excepté le secteur pharmaceutique.
Microsoft a mis la main sur le comparateur de prix ciao.com. Quelle nouveauté ce site apporte-t-il au géant de Redmond ? Le site ciao.com, au même titre que ses concurrents Cashback et Faircast, fournit des prédictions sur les prix des produits, notamment grâce à la base de commentaires déposés par les internautes. Racheté mi-septembre, ce site, qui fédère 2,6 millions d’utilisateurs en Europe et plusieurs milliers de marchands, nous offre une porte d’entrée dans les comparateurs de prix, très utilisés sur le web.
Votre clientèle va donc évoluer. Quel profil Microsoft veut-il lui donner ? Le mot d’ordre de Bill Gates « un PC dans chaque foyer » laisse penser que Microsoft tire son bénéfice du grand public. En réalité, le groupe réalise 75 % de son chiffre d’affaires avec les entreprises. Aujourd’hui, le développement du web 2.0 (l’interactivité des réseaux sociaux) et du web 3.0 (l’Internet mobile) nous incite à favoriser une offre grand public. Pesant 25 % de notre chiffre d’affaires, elle devrait monter à 35 % en 2009. Pour y parvenir, nous consacrerons la moitié de nos investissements aux services en ligne et à la mobilité.
En avril 2009, le siège de social de Microsoft quittera Les Ulis en Essonne pour rejoindre Issy-les-Moulineaux dans les Hauts-de-Seine où résident déjà des entreprises télécoms et médias. Ce déménagement annonce-t-il une nouvelle étape ? Entouré d’un vivier d’entreprises, le lieu, baptisé myCampus, sera une vitrine technologique au service de nos clients partenaires et un lieu de travail agréable pour nos mille trois cents collaborateurs.
La filiale française est-elle autre chose qu’un centre de profit, qui assure les ventes sans avoir une quelconque initiative sur le développement des produits ? C’était vrai dans le passé, cela n’est plus le cas aujourd’hui. La France n’est plus simplement centrée sur des fonctions de support et de contact client. Elle est source d’innovations, avec une entité de développement des logiciels. Pour preuve, nous recruterons des ingénieurs et des développeurs en 2009.
Exporte-t-elle aussi des talents ? Comme Jean-Philippe Courtois, notre vice-président de Microsoft International, ou Julien Cordoniou qui vient de partir aux USA pour y déployer le programme IDEES, d’abord lancé en France (cf. plus bas).
Sur quels partenaires français Microsoft s’appuie-t-il pour sa recherche ? Nos accords avec les écoles d’ingénieurs et les Universités Lyon et Paris IV ainsi qu’avec les chercheurs de l’INRIA du plateau de Saclay, et notre implication avec les élus dans le Plan numérique nous permettent de créer et faire remonter des projets.
Quel est votre degré d’implication auprès des jeunes pousses françaises ? Microsoft France a lancé en octobre 2005 le programme IDÉES (Initiative pour le développement économique des éditeurs de logiciels et des start-ups) destiné à favoriser chaque année le développement d’entreprises innovantes de l’industrie française dans le loisir numérique, les logiciels d’entreprise, la mobilité, la robotique, la sécurité et le web 2.0.
Ce programme entame sa troisième année. Quel bilan en tirez-vous ? Le bilan est très positif à deux ans : plus de soixante start-ups ont déjà été parrainées dans toute la France. Leur croissance moyenne, entre 2005 et 2007, dépasse les 400 % et chaque société a créé plus de seize emplois en moyenne.
Microsoft France procède-t-il également à des acquisitions ? Effectivement, nous avons procédé à l’acquisition de start-ups hexagonales : Musiwave, qui fait du divertissement sur mobile, et ScreenTonic, qui fait de la publicité sur mobile.
Concrètement, quel types de services ou applications ont été développés en France ? Messenger TV, nouvelle fonction de Windows Live Messenger Windows, qui propose une nouvelle fonctionnalité communautaire pour regarder une TV personnalisée avec ses contacts, a été développé en France et en Italie. Afin d’innover dans le jeu, nous avons lancé un concours de créateurs à Lyon et fondé une joint-venture avec MK, la maison de production de Marin Karmitz.
Après vingt-cinq ans d’innovations, résumez-nous l’état d’esprit de Microsoft ? Nous ne sommes plus simplement l’éditeur d’un système d’exploitation autour duquel s’agrègent des applications. Nous voulons créer des expériences qui combinent le logiciel et les services Internet à travers un univers de matériels convergents : smartphones, PC, consoles de jeu, serveurs.
Par Bertrand Audouy - Mis en ligne le mercredi 19 novembre 2008 à 16h00
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